Les rats bruns et les rats noirs urbains peuvent avoir des impacts négatifs variés et importants sur les environnements urbains et leurs habitants. Diverses approches ont été développées pour mesurer les populations de rats afin de soutenir les efforts de gestion. Toutefois, l’utilité de ces approches demeure limitée, car elles tiennent compte de l’ampleur des infestations, mais non de leurs conséquences, et peuvent donc ne pas refléter les préjudices que les villes cherchent ultimement à atténuer.
Nous proposons une approche alternative fondée sur l’élaboration d’un « indice de risque lié aux rats ». Un « indice de risque lié aux rats » (IRR) pourrait être élaboré en combinant les mesures existantes de présence et d’abondance des rats (c.-à-d. « ampleur de l’infestation de rats » ou AIR) avec de nouvelles mesures des impacts associés aux rats (c.-à-d. « conséquences de l’infestation de rats » ou CIR). Autrement dit :
IRR = AIR × CIR
Un tel indice serait particulièrement utile pour l’établissement d’objectifs, l’évaluation des programmes et la priorisation des interventions dans le cadre des programmes municipaux de gestion des rats (cliquez ici pour plus d’information). Actuellement, le Vancouver Rat Project (vancouverratproject.ca), un programme de recherche affilié au Réseau canadien pour la santé de la faune, amorce un projet de cinq ans visant à mettre à l’essai l’élaboration et la mise en œuvre de l’IRR.

